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La nutrition est souvent appelée la quatrième discipline du triathlon — et à juste titre. Après des semaines de préparation dans les eaux du Léman ou sur les routes de Vaud, c’est votre stratégie alimentaire qui peut faire la différence le jour de la course. Voici mon guide complet, testé et validé avec mes athlètes à Nyon, pour performer de la natation jusqu’au run.

Avant la course : charger les réserves intelligemment

Les 2 à 3 jours avant l’épreuve

La phase de chargement en glucides commence 2 à 3 jours avant le départ. L’objectif est simple : maximiser vos stocks de glycogène musculaire et hépatique sans surcharger votre système digestif.

  • Augmentez progressivement les glucides (pâtes, riz, pain, patate douce) jusqu’à 7-10 g/kg de poids corporel par jour
  • Réduisez les fibres, les graisses saturées et les aliments épicés qui ralentissent la digestion
  • Maintenez une bonne hydratation : 35-40 ml d’eau par kilo de poids corporel par jour

Le matin de la course

Prenez votre dernier repas solide 2h30 à 3h avant le départ. Il doit être riche en glucides simples, pauvre en fibres et en graisses. Un bol de flocons d’avoine avec une banane et du miel, accompagné d’un café si vous en avez l’habitude, est une excellente option. Règle absolue : ne jamais tester de nouveaux aliments le jour J.

Pendant la course : ravitaillement stratégique par discipline

La natation

Sur un format sprint ou olympique, le ravitaillement pendant la natation n’est pas nécessaire. En revanche, pour un demi ou long distance, prévoyez un gel énergétique 10 à 15 minutes avant le départ afin de maintenir votre glycémie à l’optimal.

Le segment vélo

Le vélo est la fenêtre de ravitaillement idéale. L’intensité modérée permet à votre système digestif de fonctionner normalement. Mes recommandations :

  • 30 à 60 g de glucides par heure pour un format olympique, jusqu’à 90 g/h pour un Ironman (avec mélange glucose/fructose pour une meilleure absorption)
  • Alterner barres énergétiques, gels et bananes selon les ravitaillements disponibles
  • Boire toutes les 15 à 20 minutes, même si vous n’avez pas soif
  • Commencer à manger dès les 20 premières minutes sur le vélo, sans attendre d’avoir faim

La course à pied

Lors du run, votre système digestif est sous haute pression. Optez pour des gels liquides ou des boissons isotoniques aux postes de ravitaillement — bien plus faciles à assimiler que les solides. Prenez-les 1 à 2 minutes avant chaque poste et rincez toujours avec de l’eau pour éviter les inconforts gastriques.

Hydratation : ne sous-estimez jamais la chaleur romande

En été sur les rives du Léman ou lors des épreuves vaudoises et genevoises, les températures grimpent vite. Une déshydratation de seulement 2 % du poids corporel suffit à réduire vos performances de 10 à 20 %. Les règles d’or :

  • Pesez-vous avant et après l’entraînement pour estimer votre taux de sudation personnel
  • Intégrez des électrolytes (sodium, potassium, magnésium) dans vos boissons de course, surtout au-delà de 2 heures d’effort
  • Évitez de boire de l’eau seule en grande quantité sur les formats longs : risque d’hyponatrémie (dilution du sodium sanguin)
  • La couleur de vos urines est votre meilleur indicateur : jaune paille = bonne hydratation

Après la course : profiter de la fenêtre de récupération

Les 30 à 45 minutes post-course sont cruciales. Votre corps est en mode reconstruction active : profitez-en pour accélérer la récupération et réduire les courbatures.

  • Glucides (1 à 1,2 g/kg de poids) pour reconstituer le glycogène : fruits, jus d’orange, boisson de récupération
  • Protéines (20 à 30 g) pour réparer les fibres musculaires : whey, lait chocolaté, yaourt grec
  • Continuez à vous hydrater abondamment pendant les 2 à 3 heures suivantes

Le repas complet peut suivre 1 à 2 heures après, avec une source de protéines (viande, poisson, légumineuses), des féculents (riz, pâtes) et des légumes cuits pour apporter les micronutriments essentiels à la régénération musculaire.

Un plan nutritionnel personnalisé fait toute la différence

Ces conseils constituent une base solide, mais chaque athlète a des besoins spécifiques selon son poids, son allure de course, son taux de sudation et sa tolérance digestive. En tant que coach triathlon certifié basé à Nyon, je construis avec mes athlètes une stratégie nutritionnelle race day totalement personnalisée, testée et ajustée à l’entraînement bien avant la compétition — pas le matin du départ.

Prêt à bâtir votre plan nutritionnel sur mesure et à aborder votre prochain triathlon avec la sérénité que donne une préparation complète ? Découvrez les formules de coaching Xperience Training et prenons rendez-vous pour un premier bilan personnalisé.

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